« Les prix de l’immobilier à Paris sont encore loin de New-York ou Londres »

13 mars 20

Si 2019 a été une année riche en rebondissements dans le secteur de l’immobilier francilien, les prix n’ont pas encore atteint les niveaux des villes-record dans le monde (Hong-Kong, New-York ou Londres). Et ça n’est pas près d’arriver, selon Michael La Rocca. 

« Les prix n’ont pas cessé d’augmenter à Paris »

Premier constat dressé par Michael (fondateur de l’agence L’Immobilier sur Mesure à Vincennes) : les prix à Paris et aux alentours ont augmenté de manière continue depuis un an. « Même si les prix au mètre carré de certains secteurs de l’Île-de-France ont pu stagner, la tendance générale est à la hausse régulière*. ». Les records continuent d’ailleurs d’être battus : « sur le secteur de Vincennes, nous avons désormais largement dépassé les 10 000 euros le mètre carré pour la vente d’un bien en étages. A Paris, certains biens traditionnels s’échangent à présent à plus de 15 000 euros le m2. C’est du jamais-vu pour la capitale, dans un contexte de crédits au plus bas et de pénurie de l’offre. »

Immobilier francilien : vue sur paris

Il faut dire que la situation économique est également exceptionnelle (nous rédigeons cet article dans un contexte de coronavirus, qui pourra remettre en question cette équation, ndlr) : « la BCE a confirmé que les taux d’intérêts seraient maintenus au plus bas au moins jusqu’à l’été 2020, ce qui a poussé bon nombre d’acheteurs à consolider leur projet. La demande se maintient au plus haut, sans qu’il y ait pour autant plus de biens à vendre. Nous continuons pourtant de notre côté à encourager les vendeurs à proposer leur bien, car on ne sait pas combien de temps ce contexte va durer. », précise Michael.

« Il ne faut s’attendre à une forte hausse des prix immobiliers »

Michael le rappelle : les risques pesant sur le marché immobilier francilien sont nombreux : «à l’heure actuelle, on retrouve le même discours chez à peu près tous les acteurs immobiliers (courtiers, agents, banquiers) : les menaces sont plus importantes que les opportunités. Les crédits vont finir par remonter, les prix par stagner ; le contexte de croissance économique positive peut s’arrêter. ». Sans compter les facteurs exogènes liés aux décideurs politiques français : « dans un contexte de forte tension, des décisions telles que l’encadrement des loyers jouent évidemment un rôle énorme sur l’immobilier francilien. Nous ne sommes pas dans des villes comme Londres ou New-York**, où les prix ont pu continuer de s’envoler sans intervention politique. Résultat : ces villes (on pourra également citer Hong-Kong ou Singapour, ndlr) ont atteint des niveaux record que ne connaîtra jamais Paris. », explique Michael.

Le conseil de son agence immobilière parisienne ? « Ne jamais reporter un projet de vente en supposant que les prix vont continuer d’augmenter : il n’y a aucune certitude vu le contexte actuel. La période est historique mais soutenue par des paramètres par définition instables (croissance, taux d’intérêts, offre et demande) qui vont finir par évoluer. ». 

 

Sources : * https://www.meilleursagents.com/prix-immobilier/ile-de-france/

** https://www.numbeo.com/cost-of-living/city_price_rankings?itemId=100

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